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Regarde le ciel et les étoiles. Prie Vishnu, Jésus ou Allah. Ou alors ne prie pas. Happe le soleil comme s'il était ton rêve, et ne te retourne pas. Marche jusqu'à la ferveur et jusqu'à la torpeur. Endors-toi fatigué Saisis ce qui t'entoure pour t'en faire des bracelets, autour de tes poings tendus vers ce qu'il te reste à parcourir. Enjambe et saute, rien ne mérite que tu t'attardes. Cours d'un pays à un autre, d'une envie à une autre. Ne retiens pas la fureur qui t'habite. Bois le monde et les images, refuse tous les lacs gelés. C'est l'envie et la fièvre qui s'emparent de toi. Demande à exister, foule la terre de tes pieds. Aie la prétention de te savoir libre, et plus que tout, franchis les obstacles de ton pas. Regarde bien, tout est à portée de bras. Le sourire qui te berce, le songe de ta vie. C'est l'infini élan du monde qui n'attend que toi. N'oublie pas de vivre.
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# Posté le samedi 07 mars 2009 08:21

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Que nous propose le temps ? On le sait bien, des pansements. Et puis pas seulement. Des vieilles croûtes moches qui recouvrent là où ça saigne, mais pas très bien. Le temps ça propose des souvenirs qui nous reviennent en pleine face, comme des flashs, comme un soupir. La caresse de son cou sur le mien, ce matin, comme s'il était revenu dans une dernière image. Comme quoi rien ne passe. Tout devient boursouflé et irrégulier, c'est tout. Ton rire qui éclate pour aussitôt s'effacer, parce qu'on le sait, tu n'est plus là. Au fond, c'est comme un grand magasin qui propose les sensations perdues et les images affadies ou violacées, qui reviennent, perpétuellement, pour nous construire un monde, pour qu'on se perde dedans. En se réveillant, le matin, avec cette sensation, qui ce qui a été, est revenu. Un instant. Et puis non. Le temps ça nous propose de grandir, ça oui, il paraît. Mais j'ai pas vraiment envie de grandir quand les cicatrices sont grandes ouvertes, tu sais. Quand on comprend que la vie c'est pas toujours réglo, non, pas forcément. Comme pour toi qui t'es évaporé, en un instant. Me laissant le souvenir de ce hot-dog dégueulasse, avec un martini, près de Montmartre. Ben oui, c'est un peu cliché, et pourtant c'est cette dernière image qui me reste de toi. Nous, emplis d'alcool et d'euphorie, prenant le métro à contresens. Et vous, continuant votre route jusqu'à Barbès. C'est comme ça que ça se termine, sur un fond de Noir Désir sur une pierre glacée. On a l'air con, face au temps. Irrémédiablement.
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# Posté le lundi 16 février 2009 10:15

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VITE

Donnez-moi des
C O U L E U R S _
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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 08:13

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A Quoi ça Rime ?

Tous ces lambeaux déchirés, tu n'as que ça. Ce vide au creux du ventre, tu n'as que ça.
Pourtant tu le sais.
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# Posté le vendredi 18 juillet 2008 18:46

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Et soudain tout te paraît à la fois futile et incompréhensible. Tu regardes dehors, et rien ne te semble accessible. Il aura suffi d'entendre cette voix, depuis des mois. Ces quelques secondes. Pour rien, comme ça. Et pourtant tout te semble bouleversé. Au Revoir Orléans, Bonjour Paris, et pourtant est-ce que tant de choses ont changé ? Tu te regardes mais tu ne sais pas ce que tu veux et ce que tu hais. Ils vont te manquer, c'est certain. A t'avoir aidée, toujours, depuis ce jour où tout a changé pour toi, où ta vie a été bouleversée. C'est difficile, je sais. L'imaginer au soleil. Les fleurs sont toujours là. Et tout cet espoir, tout cet espoir que tu nourrissais, celui d'être avec lui. Même si ça ne faisait qu'ajouter à ce bordel. Il aura suffi d'un dossier de merde perdu par la Poste. Tes espoirs de voir tes yeux briller, parfois, dans les siens, à cause de la joie ou des larmes. Par terre. Ton regard est saturé, n'est-ce pas. Tu ne comprends plus le pourquoi du comment. Ni pourquoi ce mal de ventre quand tu lis son prénom, ni pourquoi cette tristesse à l'idée de tout quitter pour te lancer dans ce que tu imaginais magnifique. T'es dans un sacré merdier, on dirait. Je ne reconnais pas ce jardin. A quoi ça sert de cracher, il est toujours en toi. Partout. Comme une sorte de regret abandonné qui grandit et t'enserre tandis que tu cherches à t'échapper. Et cette lumière. Tellement crue, est-elle artificielle ?

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 11:38